L’agression de l’Arménie contre l’Azerbaïdjan

Le droit de l’Azerbaïdjan à recevoir une compensation de l’Arménie pour le dommage subi par loccupation de ses territoires

VIII

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Le droit de l’Azerbaïdjan à

recevoir une compensation de

l’Arménie pour le dommage

subi par loccupation de ses

territoires

   Premièrement, il permet de déterminer le volume du dommage infligé à l’Azerbaïdjan à la suite de l’agression arménienne et, conformément au droit international, la République d’Azerbaïdjan a le droit de porter plainte pour demander le remboursement de ce dommage et de recevoir les contributions correspondantes (le mécanisme de réalisation de ce droit est déjà un autre problème).e règlement du problème de l’évaluation du montant du dommage subi par l’Azerbaîdjan et de son remboursement est dans l’ensemble un des aspects importants du règlement du problème arméno-azéri du Haut-Karabakh. Mais ce problème de l’indemnisation du dommage moral et matériel a plusieurs objectifs pratiques.

Volume total du dommage matériel infligé à l’Azerbaïdjan suite à l’occupation arménienne

                                                                            VII

uz-qabigi-sonVolume total du dommage

matériel infligé à l’Azerbaïdjan

suite à l’occupation arménienne

 Les conséquences de l’agression ont laissé des traces dans toutes les familles. On peut dire qu’un membre de chaque famille azérie est devenu une victime de la confrontation du Haut-Karabakh. La situation psychologique et morale apparue dans ces conditions dans le pays n’est quantifiable dans aucune unité de mesure.

Dommage socio-économique infligé à l’Azerbaïdjan à la suite de loccupation arménienne

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Dommage socio-économique

infligé à l’Azerbaïdjan à la suite

de loccupation arménienne

En plus de la situation humanitaire extrême causée par l’agression arménienne dans la région occupée de l’Azerbaïdjan, l’infrastructure industrielle et agricole dans ces territoires a été également détruite et un dommage économique colossal a été infligé à l’économie du pays dans son ensemble.

 Les secteurs industriels fonctionnant dans les territoires désormais occupés avaient une place importante dans l’économie de la république. Les entreprises alimentaires, l’industrie légère et l’industrie des matériaux de construction étaient les plus développées dans cette région grâce à une agriculture très performante et aux nombreuses ressources naturelles locales. Il s’agissait principalement d’industries tournées vers la production de beurre, de fromage, de vin. En raison du niveau de leur développement, les secteurs industriels de l’OAHK occupaient la quatrième place parmi les régions économiques de l’ancienne RSS d’Azerbaïdjan (après les districts économiques d’Apchéron, de Gandja- Qazax et de la république autonome du Nakhitchevan). Le potentiel industriel des districts occupés se trouvait concentré principalement dans le territoire de l’oblastautonome du Haut-Karabakh. C’est là que l’on relevait le nombre le plus important d’entreprises industrielles et de construction (137 entreprises). Jusqu’à 40 % de toute la production industrielle des districts désormais occupés et 18,7 % des principales richesses créées proviennent de cet oblast, et 5 % de la production industrielle et 41 % des principales richesses – des districts de Fizûlî et d’Agdam. Dans les secteurs de l’industrie et de la construction, les districts administratifs d’Agdam et de Fuzûlî occupent la deuxième place (51 % de la production industrielle et 41 % des principales richesses). Dans les 5 districts administratifs restant – Latchin, Kelbadjar, Jabrayil, Goubadly et Zangilan – l’industrie était moins développée. En 1988, seulent2,7 % de la production industrielle et 3,4 % des principales richesses de la RSS d’Azerbaïdjan en provenait.

 Avant le début de l’occupation du Haut-Karabakh, le poids spécifique des districts désormais occupés pour certaine production industrielle dans la République d’Azerbaïdjan était le suivant: matériaux pour les murs: 11,0 %, chaux:7,8 %, matériaux de construction : 3,0 %, chaussures : 11,0 %, viande: 5,0 %, conserves: 6,9 %, beurre: 25,2 %, matériels viniques: 35,0 %, soie brute: 13,5 %, laine: 19,3 %, eaux minérales: 15,0 % etc. On y relevait des entreprises de mise en bouteilles des eaux minérales d’Istisu et Tourchsou, des usines de production de marbre et de pierres dans le Haut-Karabakh et Agdam, des usines de vin produisant principalement des vins de qualité connus de l’ancienne URSS comme « Agdam » et d’autres, des entreprises de production de beurre et de fromage, des fabriques de textiles et de chaussures, le combinat de soie de Karabakh etc.. Plus de 50 nouvelles filiales d’entreprises de Bakou sont restées dans les territoires occupés. Au total, ce sont plus de 310 entreprises (183 entreprises industrielles et 127 entreprises de construction), qui sont restés dans cette région qui possédait des lignes de communications et des constructions importantes: des routes asphaltées et de terre d’une longueur totale de 25.000 km, 160 ponts desservant 3.984 km, des lignes électriques couvrant 14,5 mille km, 2500 transformateurs, 2.300 km de conduites d’eau, 2.000 km de conduites de gaz, les canalisations sur une étendue totale de 240 km, 160 réservoirs d’eau, plus de 34 installations de distribution de gaz, des stations téléphoniques pour 35 mille numéros etc. Sans compter 4 aéroports, les lignes ferroviaires Bakou – Agdam et Goradis – Ordubad, le gazoduc Bakou – Stepanakert – Nakhitchevan etc..

 Les territoires occupés étaient comme on l’a souligné une importante région agricole de l’Azerbaïdjan avec notamment la production de céréales et de fourrage, la viticulture, la culture de tabac, les plantations de pommes de terre, la culture du coton et l’élevage (en particulier l’élevage des moutons)..

Le secteur de la viticulture qui est développé depuis des temps immémoriaux dans le Haut-Karabakh, a reçu une attention particulière après les années 70 et en relation avec son développement et celui de l’industrie vinicole, il a été créé à l’époque d’importantes usines d’Etat spécialisées et modernes. Aujourd’hui, beaucoup d’entreprises agricoles, y compris les kolkhozes, sovkhozes, groupements d’intérêt économique et firmes agricoles ont cessé leurs activités.

7 296 installations hydrauliques, 36 stations de pompage, 26 systèmes de bonification, 18 installations de gestion des systèmes de bonification, 1.200 km de canaux de bonification agricoles, 5.600 km de systèmes internes ont été détruits. Les territoires occupés représentaient 127.700 ha de terres irriguées fertiles. Des centaines de milliers d’Azéris ethniques, transformés en déplacés forcés, ont été privés de la récolte agricole qu’ils avaient cultivée sur leur terre natale. Et dans les territoires plats où ils se sont temporairement installés les conditions climatiques et le sol ainsi que les méthodes agraires sont totalement différentes. Ils ont donc rencontré de grandes difficultés lors de leur installation sur ce nouveau territoire.

  Il convient de noter que 14,3 % des céréales, 31,5 % du raisin, 14,5 % de la viande, 17,1 % du lait, 19,3 % de la laine et 17,0 % des bombyx provenaient des districts occupés. Et il était de notoriété publique qu’ils étaient les meilleurs tant pour ce qui est de leur qualité nutritionnelle que de leur qualité gustative.

  Mais le secteur qui a le plus souffert de l’agression arménienne est indéniablement celui de l’élevage., Dans le but de lutter contre l’état arriéré sur le plan socioéconomique, des districts montagneux de la RSS d’Azerbaïdjan, d’importantes sommes d’argent avaient été affectées à ces territoires les années précédentes et les impôts avaient été baissés. D’où une progression très nette de l’économie domestique. Mais l’occupation soudaine et brutale des districts, les uns après les autres, a empêché les éleveurs de faire sortir à temps les troupeaux de la zone des opérations militaires. Et les animaux qui sont parvenus à sortir de ces territoires par petits groupes sont généralement morts de faim et de soif.

La destruction globale porte sur 311 entreprises agricoles, dont 145 nouvellement créées et équipées d’un équipement vinicole moderne, sans oublier le sovkhoz équestre d’Agdam où l’on faisait l’élevage des célèbres chevaux de la race du Karabakh, 135 kolkhozes et 31 entreprises non agricoles. II faut ajouter à cela: 1365 véhicules, 3425 tracteurs et remorques, moissonneusess-batteuses, 7296 installations hydrauliques, 62 pompes à eau et agrégats d’arrosage, 1.200 km de canaux d’arrosagie mon agricoles, 645.5 mille ha de terre agricoles, 185,5 mille ha de surfaces cultivables, 40 mille ha de vignobles jeumes ont été détruits; selon des estimations moyennes, larécolte annuelle perdue représente pour les céréales 79 400 tonnes, pour le coton – 20 500 tonnes, pour le raisin – 324300 tonznes, pour les pommes de terre – 23 500 tonnes etc. La production de la culture des plantes a été dilapidée et il a été exporté hors de l’Azerbaïdjan plus de 313300 têtes de bétails, dont 111200 vaches et buffles, 1,98 millions de moutons et boucs. Il a été également perdu 20000 tonnes de viande, 75500 tonnes de lait, 846 tonnes de produits finis de l’élevage. La surface des pâturages de la zone occupée représente 70 % de la surface totale des pâturages azerbaïdjanais.

Avant l’agréssion de l’Arménie, l’Etat azéri avait décidé de développer les districts montagneux, y compris les moyens de production de l’oblast autonome du Haut-Karabakh (OAHK). Et dans ce but, d’importantes entreprises de construction avaient été créées et de nouvelles machines et moyens de transport avaient été emmenées dans la région. Parmi lesquelles des entreprises de production de matériaux de construction, dont une usine de marbre dans l’OAHK. Suite à l’occupation, toute la base technique et matérielle en relation avec ces nouvelles constructions a été détruite et les projets n’ont pas été réalisés.

Outre cela, un dommage direct colossal a été infligé aux districts de ГAzerbaïdjan voisins du front et limitrophes avec l’Arménie. Principales victimes: la République Autonome de Nakhitchevan, et les districts d’Agstafa, d’Agdjabedi, de Qazax, de Tovuz, de Kedabek, de Tartar, et de Beylagan.

 Le bilan des destructions dans les territoires occupés s’établit comme suit :

plus de 900 localités (villes, bourgs, villages etc.), jusqu’à 150 mille maisons et appartements d’une superficie totale de 9,1 millions de m2, 4366 objets socioculturels, 7000 édifices publics, 2389 objets industriels et agricoles, 1025 écoles, 855 jardins d’enfants, 4 complexes sanitaires — médicaux, 798 établissements de santé, dont 695 hôpitaux et autres établissements médicaux, 927 bibliothèques, 1510 établissements culturels, 598 objets de communication. Auxquels il faut ajouter: 5.198 km de routes, 348 ponts, 286 km de voies ferroviaires, 116 ponts ferroviaires, 224 réservoirs d’eau, 7.568 km de conduites d’eau, 2000 km de conduites de gaz et 76.940 km de lignes électriques.

Comme il ressort de ce qui a été mentionné ci-dessus, avec l’apparition d’une situation humanitaire extrême dans la région suite à l’agression armée de l’Arménie, accompagnée d’un dommage irréparable aux monuments historiques de la culture nationale du peuple azéri, aux ressources naturelles et à la situation écologique de la région, un dommage colossal socioéconomique a été également infligé à l’Azerbaïdjan.

Dommage infligé à l’environnement et aux ressources naturelles dans les territoires azéris occupés par l’Arménie

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Dommage infligé à

l’environnement et aux

ressources naturelles dans les

territoires azéris occupés par

                                                                                      l’Arménie

 

L’occupation arménienne s’étend sur 1,7 million d’hectares du territoire de la République d’Azerbaïdjan. Les territoires occupés, formant la zone montagneuse du Petit Caucase, sont d’importants districts forestiers de l’ Azerbaïdjan, et 25 % du fond forestier du pays se trouve sur ces territoires. Outre cela, il y a sur les territoires occupés de nombreux monuments de la nature, des espèces rares de flore et de faune. Plus de 460 espèces d’arbres sauvages et de buissons poussent dans ces territoires. Et parmi eux 70 espèces qui ne poussent naturellement nulle part ailleurs dans le monde. L’if commun, le noyer, le chêne d’Araz, le ptérocaria, le platane oriental, le grenadier commun, la vigne de forêt, le pirkal (buis Girkan), le buis toujours vert, le pin d’Eldar, le plaqueminier commun, le poirier ivoliste et d’autres ont été détruits ou sont en voie de disparition. Il était également conservé dans ces territoires et inscrits dans le «Livre rouge de la République d’Azerbaïdjan» 4 espèces de mammifères, 8 d’oiseaux, 1 de poisson, 3 d’amphibiens et de reptiles, 8 d’insectes et 27 de plantes.

Dans le but de protéger le monde des plantes et des animaux rares du paysage naturel du Petit Caucase, à la suite des mesures prises dans l’ Azerbaïdjan avant le différend arméno azéri du Haut-Karabakh,la superficie des territoires naturels protégés représentait jusqu’à 890000 hectares et il avait été créé une série de réserves. Mais 42997 hectares de ces territoires ont été occupés par les forces armées arméniennes. Les espèces précieuses d’arbres et d’autres types de la biodiversité dans les territoires de la réserve naturelle de Besitchaï (Basut-Chay), de Qaragôl, de la rivière Araz, de Latchin, de Goubadly et de Dachalti sont actuellement consommées et détruites par l’Arménie.

Par exemple, il convient d’indiquer que la réserve naturelle de Besitchaï avait été créée en 1974 dans le sud-ouest de Г Azerbaïdjan, dans la vallée de la rivière de Besitchaï dans le territoire désormais occupé du district de Zangilan. Ceci dans le but de protéger le platane oriental. Sa superficie était de 107 ha. Le bocage du platane oriental s’étendait sur 12 km le long de la rivière et ses arbres, âgés de près de 500 ans, étaient inscrits dans le « Livre rouge de la République d’Azerbaïdjan ». Il convient également de noter que la réserve d’état de Latchin avait été créée en 1961 dans le territoire désormais occupé du district de Latchin de l’Azerbaïdjan. Dans cette réserve, le bouc des montagnes (400 têtes), le chevreuil (500 têtes), le sanglier (400 têtes), le francolin (800 têtes) et la perdrix (2500 têtes) étaient protégés dans une superficie de 21,4 mille ha. Ces perles de la nature sont actuellement sauvagement chassées voire exterminées par l’occupant arménien.

Au total, 247.352ha de superficie boisée, y compris 13.197,5 ha de bois précieux, 152 monuments naturels et 5 objets géologiques sont restés dans le territoire de l’Azerbaïdjan occupé par l’Arménie. Une grande partie de ces monuments naturels ayant une grande valeur est actuellement sauvagement détruite par l’Etat occupant. Ainsi, les arbres de noyer d’ours inscrits dans le « Livre rouge de la République d’Azerbaïdjan », poussant dans un territoire de 968 ha dans le district de Kelbadjar, ont été massivement coupés et vendus à l’exportation. Plus de 4000 plantes de différentes espèces, dont 200 d’entre elles ont des vertus médicinales, poussent dans le territoire du district. Elles sont également consommées de manière massive en infraction des normes du droit international par des sociétés étrangères et elles sont sorties du pays. Cela provoquera le déracinement de ces plantes dans les territoires indiqués et l’extermination de la biodiversité dans la région.

Actuellement, l’occupant arménien pratique une politique écocide planifiée contre la nature de Г Azerbaïdjan. L’industrie de transformation du bois se développe en Arménie grâce à la coupe et la destruction des forêts azerbaïdjanaises. Seulement en 1993,206.600 m3 de bois d’espèces précieuses ont été emmenés des territoires occupés vers l’Arménie.

Un dommage irréparable a été également infligé à la faune de la région occupée. La biodiversité de la région se trouve menacée par un processus sans contrôle de destruction de beaucoup de types de faune qui sont inscrits dans le « Livre rouge ». La réserve dans le district occupé de Latchin est détruite. Dans la forêt de Gadjichamly qui se trouve dans cette réserve, les Arméniens coupent et stockent le chêne rouge dans le but de le vendre à l’étranger. En plus de cela, on coupe dans le but de vendre à l’étranger du bois jeune sur le territoire de la réserve de Besitchaï, du chêne, du platane et des noyers irremplaçables pour la fabrication de meubles décoratifs et de parquets. La réserve de Qaragol d’une superficie de 240 ha est également menacée de la destruction totale. 68 espèces de plantes appartenant à 27 familles poussaient ici. Les forêts à Gubadly, qui possédait un fond forestier d’une superficie de 13.160 ha, ont été également totalement détruites. En 2005, les Arméniens ont coupé l’équivalent de 720.000 m3 de bois dans les territoires occupés.

Il était conservé au sud de la ville de Shusha, à une altitude de 1.365 m au-dessus du niveau de la mer, la grotte de « Khan magarassy » (« Grotte de Khan ») d’une étendue de 114 mètres composée de calcaire de la période tithonienne. Selon plusieurs informations cet ensemble serait en partie détruit et utilisés à d’autres fins.

Beaucoup de lacs d’importance écologique sur le territoire de l’Azerbaïdjan occupé par l’Arménie sont soumis à une forte influence anthropogénique avec pour conséquence une sérieuse rupture de l’équilibre écologique dans la région. C’est notamment le cas de 7 d’entre eux: Bolshoï Alagel (Bôyük Alagôl), Malyy Alagël (Kiçik Alagôl), Zalxagol, Qaragôl, Ganli-Gol, Aychingly Qaragôl sur les plateaux montagneux dans les districts de Kelbadjar et Latchin, et Qaragôl (dans l’affluent de Tartar – Toragatchaï) dans le district d’Agderine aux mains de l’occupant.

Jusqu’à 120 sources d’eaux minérales de différente composition et possédant des propriétés médicinales se trouvent dans les territoires occupés d’Azerbaïdjan. Parmi elles, il convient de noter Yuxan et Achagy Istisu, Bagyrsag, Kechdek dans le district de Kelbadjar, Ilysou, Minkend dans le district de Latchin, Tourchsou, Chirlan dans le district de Shusha et d’autres eaux minérales. Les eaux minérales d’Istisu dans le territoire de Kelbadjar se différencient particulièrement par leur composition gazeuse et chimique, leur haute température et leurs grandes ressources naturelles. Ces eaux possèdent des propriétés curatives pour le traitement des maladies tant externes qu’internes. C’est pour cela qu’une importante station et une usine d’eaux minérales avaient été construites à la source d’Istisu dans les années 80. Cette usine produisait 800 000 litres d’eau par jour. Les eaux minérales de la source de Tourchsou, située à 17 km de la ville de Shusha, sont utilisées lors du traitement de différentes maladies internes. La ville de Shusha était approvisionnée à travers des conduites à partir de la source minérale de Tourchsou. Au total, 39,6 % de toutes les ressources géologiques d’eaux minérales d’Azerbaïdjan provenaient des districts désormais occupés.

Mais à la suite de l’agression arménienne, les systèmes d’approvisionnement en eau et d’irrigation des districts contigus aux territoires occupés de l’Azerbaïdjan ont été détruits. Ce qui a une influence néfaste sur l’état des sols et de la couverture végétale. Pour l’Azerbaïdjan qui est considérée comme une région sèche, le développement de l’agriculture irriguée ainsi que l’approvisionnement des villes et des villages est une question vitale. De ce point de vue, les montagnes du Petit Caucase, désormais sous l’occupation de l’Arménie et possédant un dense réseau de rivières, ont un rôle irremplaçable dans la formation des ressources hydriques. Toutes les rivières prenant leur source dans ces montagnes, en particulier les affluents droits de Koura – Tartar, Khakeri, Khatchyntchaï, Kendialiantchaï et autres, irriguent en grande partie les territoires des vallées dans lesquels il a été créé à partir d’elles des lacs artificiels et des canaux. Ainsi, le réservoir d’eau de Sargan d’une contenance de 560 millions de m3 et un barrage d’une hauteur de 125 m ont été construits en 1976 sur la rivière Tartar, lesquels sont également situés sur les territoires de l’Azerbaïdjan occupés par l’Arménie. Avant l’occupation arménienne, 79.000 ha dans les districts de Tartar, d’Agdam, de Bardin, de Goranboy et d’autres situés dans les parties plates de l’Azerbaïdjan, étaient irrigués par des canaux magistraux prenant leur source dans le réservoir d’eau de Sargang. Actuellement, 7 districts de l’Azerbaïdjan sont privés de la possibilité d’utiliser les eaux de ce réservoir. Les installations techniques n’ayant pas été entretenues depuis longtemps, une population de 400000 azéris, habitant dans le territoire situé en dessous du réservoir d’eau qui est en mauvais état, est menacée. En hiver, l’occupant libère les eaux du réservoir qui inondent les terres, détruisent les routes, créent des coulées de boue. En été, quand les gens et l’agriculture ont le plus besoin d’eau, l’occupant, au contraire, ferme l’eau. Résultat : l’agriculture de l’Azerbaïdjan a subi un sérieux dommage et des problèmes dans l’irrigation des surfaces cultivées sont apparus.

Suite à l’occupation, l’infrastructure d’irrigation d’une étendue de 1.203 km a été complètement détruite. Elle était composée de 5 réservoirs d’eau d’une contenance totale de 674 millions de m3, de 7 296 constructions hydrotechniques, de 36 stations de pompage et de 26 systèmes d’irrigation ainsi que d’un système de communication d’eau. Après la destruction du système d’irrigation de la région du Haut-Karabakh, comme partie du système unique de l’infrastructure d’irrigation de l’Azerbaïdjan, 120 mille hectares de terre dans 5 districts de Г Azerbaïdjan hors des limites des territoires occupés sont restés sans irrigation et ont pratiquement cessé leur activité agricole. Au total, plus de 1 million d’hectares de terre, y compris 127 700 hectares de terres irriguées et 34600 hectares de vignes et d’arbres fruitiers sont sortis de la rotation des cultures et sont devenus inutilisables.

 Les rivières transfrontalières s’écoulant sur le territoire de l’Azerbaïdjan sont sciemment contaminées par l’Arménie avec des substances nocives. Parmi ces rivières on peut noter qu’environ 70 % des ressources d’eaux fluviales de l’Azerbaïdjan se forment grâce aux rivières de transit. Dans beaucoup d’accords régionaux sur la lutte contre la contamination des eaux fluviales, il est directement indiqué que l’importante contamination des eaux fluviales s’écoulant sur le territoire d’un autre Etat victime de ce fait d’un dommage important, est une sérieuse infraction aux normes du droit international.

Or à la suite de la destruction et de l’occupation des localités du district de Qazax – d’Achagy Askipara, d’Yuxari Askipara, de Gouchtchou Aïrym, de Barkhoudarly et d’autres, un risque est apparu pour le réservoir d’eau créé sur la rivière d’Agstafa à la frontière, lequel est important pour l’économie des districts ouest de l’Azerbaïdjan. Ainsi, le canal d’irrigation d’une étendue de 72,3 km et d’une contenance de 120 millions de m3, prenant sa source dans le réservoir d’eau d’Agstafa, fournit l’eau aux exploitations au pied de la montagne et aux localités de Qazax, d’Agstafa, de Tovuz et de Samux des districts administratifs.

Les plus riches gisements de ressources minières d’Azerbaïdjan sont restés également dans les territoires occupés par l’Arménie. Ainsi, il y a sur ces territoires occupés des ressources minières de 155 types, y compris 5 gisements d’or, 6 gisements de mercure, 2 gisements de cuivre, 1 gisement de plomb et de zinc, 19 gisements de pierres de parement, 10 gisements de pierre, 4 gisements de matières premières pour le ciment, 13 gisements de pierre de construction de différent type, 1 gisement de matière première pour la production de soude, 21 gisements de pierre ponce et de poussière volcanique, 10 gisements d’argile, 9 gisements de sable – gravier, 5 gisements de sable de construction, 9 gisements de gypse, d’anhydride et de plaques de plâtre, 1 gisement de perlite, 1 gisement d’obsidienne, 3 gisements de vermiculite, 14 gisements de pierres de couleurs et décoratives (agate, jaspe, onyx, jade, néphritoïde etc.), 11 gisements d’eaux douces souterraines et 10 gisements d’eaux minérales ayant une grande importance pour le potentiel économique d’Azerbaïdjan. Les ressources minières indiquées ont été découvertes dans les gisements de Gysylboulag, de Mekhmana, de Demirtchi, de Djanïatag- Gulïatag, d’Agdere, de Chorboulag, de Shusha, de Chirlan, de Tourchsou, de Khodjaly, de Zerinbakh, d’Agtchaï, de Khankendi, d’Ediche, de Khojavend, de Sëioudliou, d’Agdouzdag, de Toutkhoun, d’Agïatag, de Levtchaï, de Kilsiali, de Kechdak, de Ketchialdag, de Tchialli, d’Ioukhaly Istisu, d’Achagy Istisu, de Moztchaï, de Gotourlou, de Tchilkez, de Narzanly, d’Akhmedli, de Khotchaz, de Latchin, de Novrouzlou, d’Ioukharly Ekeretchaï, de Gouchtchou, de Minkend, de Khadjily, de Khanlyg, de Goubadly, de Vejniali, de Bartaz, d’Okhtchoutchaï, de Zangilan, de Charifan, de Toulouz, de Garadjaly, de Soltanly, de Tchakhmakhtchaï, de Gëiartchin-Veïsalli, de Minbachily, d’Agtepe, de Djafarabad, de Chakhverdiliar, de Tchakhmakhgaia, de Dovletïarly, de Diliagiardi, de Kiourdmakhmoudlou, de Gouroutchaï, de Chakhboulag, de Gioulably, de Tchobandag, de Boïakhmedly, de Chakhboulag, d’Agdam, de Gargartchaï, de Khatchintchaï et d’autres. Les ressources minières suivantes ont été découvertes dans ces gisements avec des réserves industrielles confirmées et ayant une grande importance pour le développement de l’économie du pays: 132,6 t d’or, 37,3 mille t de plomb, 40,4 mille t de zinc, 189 millions de m3 de pierre, 1 million 526 mille t de plaques de plâtre, 1 million 968 mille mVjour d’eau douce souterraine, 18 millions 432 mille m3 de pierre de parement, 23 millions 243 mille m3 d’argile, 57 millions 965 mille t de pierre de construction, 7.805 mVjour d’eaux minérales, 96 millions 987 mille t de sable – gravier, 1898,41 de mercure, 4 millions 473 mille m3 de perlite, 2 millions 144 mille m3 de pierre ponce, 129 millions 833 mille m3 de calcaire pour la production de soude, 147 millions 108 mille t de matières premières de ciment etc.

Selon différentes informations, l’occupant a conclu illégalement des accords avec une série de sociétés étrangères et, en infraction de toutes les normes du droit international, il exploite sans vergogne les ressources minières de l’Azerbaïdjan, pratiquant ainsi dans les territoires occupés une politique d’exploitation sauvage et de pillage des ressources minérales de la région. Les ressources minérales utiles extraites dans 2 mines d’or, 4 mines de mercure, 2 mines de chrome, 1 mine de plomb et de zinc, 1 mine de cuivre et 1 mine dans les districts occupés sont exportées dans des entreprises d’enrichissement en Arménie pour transformation. Comme exemple de politique illégale dans les territoires occupés de l’Azerbaïdjan, on peut indiquer l’accord sur l’exploitation de la mine d’or de Seioudliou située à Kelbadjar et conclu avec la société canadienne « First Dinesty Mines ». L’Arménie extrait tous les ans 13 tonnes d’or dans ces mines. Les occupants arméniens exploitent également illégalement les mines de « Vedjnali » et « Gyzyl boulag » situées à Zangilan et Kelbadjar. Il convient de noter tout particulièrement que les sources d’eau naturelles s’écoulant sur les territoires occupés de l’Azerbaïdjan sont également soumises à une contamination extrême de la part de l’Arménie. Ainsi, suite à la contamination d’une forme dure de la part de l’Arménie des affluents d’Araz et de Koura – rivière d’Okhtchoutchaï et d’Agstafatchaï – l’existence de la flore et de la faune dans ces rivières est grandement menacée.

  Au nettoyage ethnique pratiqué par les agresseurs arméniens dans tous les territoires occupés, il faut également ajouter une politique de « pressage de la terre ». Ainsi, les territoires des districts d’Agdam, de Fuzûlî, de Jabrayil, de Tartar et de Khojavend situés sur la ligne de front, sont systématiquement et méthodiquement brûlés par la partie arménienne. D’ordinaire dans beaucoup d’accords entre les pays sur le régime frontalier entre les Etats, dans le cas où des incendies ont lieu à proximité des frontières, la partie sur le territoire duquel l’incendie s’est déclaré est tenue de prendre toutes les mesures possibles pour son extinction et sa non propagation directe sur le territoire de l’autre État. Mais il se produit ici tout le contraire. La partie arménienne allume avec préméditation des incendies volontaires sur les territoires occupés. Et il est tout à fait possible que ces incendies volontaires sur toute la ligne du front poursuivent un objectif militaire. Il est en effet très probable que les Arméniens essaient de nettoyer les territoires dans le but de pouvoir suivre exactement toutes les actions de l’armée azérie. Ces incendies pratiqués sciemment ont également causé un dommage aux territoires sous contrôle de l’Azerbaïdjan. Suite aux incendies, la terre est soumise à l’érosion et le monde végétal et animal unique de ces territoires est menacé de destruction.

D’où un dommage irréparable infligé à l’environnement. Beaucoup d’espèces rares de plantes sont totalement détruites et les surfaces agricoles deviennent inutilisables. Seulement dans les villages occupés de Novrouzlou, d’Iousifdjandly, de Merzili, de Bach Gervend, de Kengerli, de Tchelik, de Garadagly-Kengerlisi, de Geïtepe, de Gioultchiouliouk du district d’Agdam et des massifs montagneux d’Ouzountepe, d’Iedikhyrman,de Chakhboulag,les militaires arméniens ont brûlé au total 17.457 ha de pâturage. Durant ces incendies, les francolins noirs, les faisans et les vipères, inclus dans le « Livre rouge » et la « Liste rouge » de l’Union internationale de la protection de la nature¹ meurent nombreux. Au total, ce sont 96.000 ha de pâturage, de fenaisons et de végétation ainsi que des forêts qui sont ainsi partis en fumée. La couche supérieure fertile du sol a été également rendue inutilisable. Selon certains calculs, les incendies ont causé directement à l’environnement des dommages pour plus de 223 millions de dollars US (176 millions AzN)².

  La partie azérie a officiellement informé le secrétaire général de la Convention de Bern pour la protection de la faune et de la flore sauvage et des habitats naturels en Europe, le secrétaire exécutif de la Convention sur la biodiversité, le secrétariat de la Convention cadre de l’ONU sur les changements climatiques, le président de l’Union internationale de protection de la nature et des ressources naturelles, des actions criminelles dirigées contre la nature et, dans l’ensemble, contre l’humanité, commises par l’Arménie dans les territoires occupés, et elle notifiait à ces organisations internationales la nécessité de prendre des mesures urgentes pour prévenir des actions criminelles réalisées contre la nature.

¹ 18 years pass since occupation of Agdam // http://www.eco.gov.az/en/ news.php?id=6445.

² Lettre № 2MM/760-02-04 du 12 avril 2011 du Ministère de l’écologie et des ressources naturelles de la République d’Azerbaïdjan adressée au député Milli Medjlisa E. Souleïmanov