{"id":39580,"date":"2017-03-29T18:13:48","date_gmt":"2017-03-29T14:13:48","guid":{"rendered":"http:\/\/1905.az\/fr\/?p=39580"},"modified":"2017-03-29T18:13:48","modified_gmt":"2017-03-29T14:13:48","slug":"le-genocide-du-31-mars-constitue-la-page-la-plus-sanglante-de-la-politique-depuration-ethnique-de-larmenie-contre-les-azerbaidjanais","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/1905.az\/fr\/le-genocide-du-31-mars-constitue-la-page-la-plus-sanglante-de-la-politique-depuration-ethnique-de-larmenie-contre-les-azerbaidjanais\/","title":{"rendered":"Le g\u00e9nocide du 31 mars constitue la page la plus sanglante de la politique d\u2019\u00e9puration ethnique de l\u2019Arm\u00e9nie contre les Azerba\u00efdjanais"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em><a href=\"http:\/\/1905.az\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/14907865483557144270_1000x669.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-39560\" src=\"http:\/\/1905.az\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/14907865483557144270_1000x669.jpg\" alt=\"14907865483557144270_1000x669\" width=\"957\" height=\"669\" srcset=\"https:\/\/1905.az\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/14907865483557144270_1000x669.jpg 957w, https:\/\/1905.az\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/14907865483557144270_1000x669-300x210.jpg 300w, https:\/\/1905.az\/wp-content\/uploads\/2017\/03\/14907865483557144270_1000x669-768x537.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 957px) 100vw, 957px\" \/><\/a><\/em><\/strong><\/p>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p><em><strong>Ali Hassanov<\/strong><\/em><\/p>\n<\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Professeur, Docteur en sciences politiques,\u00a0<\/strong><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><strong>Adjoint du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique d\u2019Azerba\u00efdjan<\/strong><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><em><strong>pour les Affaires publiques et politiques<\/strong><\/em><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\"><\/div>\n<div style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Le transfert des Arm\u00e9niens sur les terres azerba\u00efdjanaises<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<\/div>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La politique d\u2019\u00e9puration ethnique, d\u2019agression et g\u00e9nocidaire men\u00e9e d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment par les nationalistes arm\u00e9niens contre le peuple azerba\u00efdjanais durant les deux derniers si\u00e8cles constitue les \u00e9tapes tr\u00e8s douloureuses de l\u2019histoire azerba\u00efdjanaise, marqu\u00e9es par des trag\u00e9dies, ainsi que des \u00e9v\u00e9nements sanglants. Le principal objectif de cette politique chauvine a \u00e9t\u00e9 de construire, en expulsant les Azerba\u00efdjanais de leurs terres historiques, un Etat de \u00abGrande Arm\u00e9nie\u00bb, invent\u00e9 par les nationalistes et les id\u00e9ologues arm\u00e9niens, sur les terres qui \u00e9taient azerba\u00efdjanaises depuis les temps les plus recul\u00e9s. Les faits historiques montrent que le transfert en grande quantit\u00e9 de la population arm\u00e9nienne depuis l\u2019Iran et la Turquie dans la partie montagneuse de la r\u00e9gion du Karabagh de l\u2019Azerba\u00efdjan, strat\u00e9giquement importante, a \u00e9t\u00e9 entam\u00e9 au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle. L\u2019Empire russe, voulant prendre le contr\u00f4le des ressources naturelles de la r\u00e9gion \u00e0 cette \u00e9poque-l\u00e0, a fait recours au \u00abfacteur arm\u00e9nien\u00bb en tant qu\u2019instrument politique dans les guerres face \u00e0 la Russie, \u00e0 la fin du XVIIIe si\u00e8cle, et \u00e0 la Turquie, au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s avoir pris Gandja au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, le prince P. D. Tsitsianov, commandant des forces arm\u00e9es russes pr\u00e9sentes dans le Caucase, a inform\u00e9 l\u2019Empereur de Russie dans sa lettre du 22 mai 1805 que le Karabagh \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9, par sa position g\u00e9ographique, comme la porte de l\u2019Azerba\u00efdjan ainsi que de l\u2019Iran, et pour cette raison il fallait le tenir sous contr\u00f4le et t\u00e2cher beaucoup plus d\u2019y renforcer leur propre position. Un tel objectif s\u2019est bient\u00f4t r\u00e9alis\u00e9. Le 14 mai 1805, un trait\u00e9 a \u00e9t\u00e9 sign\u00e9 entre Ibrahim Khalil-khan, le khan du Karabagh, et le g\u00e9n\u00e9ral Tsitsianov. Par la suite de l\u2019annexion du khanat du Karabagh \u00e0 la Russie, P. D. Tsitsianov s\u2019est imm\u00e9diatement mis \u00e0 transf\u00e9rer les Arm\u00e9niens des autres provinces du Caucase du Sud au Karabagh pour y renforcer la position de la Russie tsariste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019apr\u00e8s la \u00abDescription de la province du Karabagh\u00bb, un document important relatant largement le nombre et la composition ethnique de la population du Karabagh et dress\u00e9 par les fonctionnaires tsaristes Yermolov et Moguiliovski, en 1823, il y a eu dans la province du Karabagh 20.095 familles, dont 15.729 d\u2019origine azerba\u00efdjanaise et 4.366 d\u2019origine arm\u00e9nienne. C\u2019est-\u00e0-dire, le nombre des familles arm\u00e9niennes avait atteint 4.366 dans la province gr\u00e2ce aux Arm\u00e9niens transf\u00e9r\u00e9s au Karabagh encore avant 1823. L\u2019accroissement consid\u00e9rable de la population arm\u00e9nienne dans la partie montagneuse du Karabagh s\u2019est produit dans les ann\u00e9es 20 du XIXe si\u00e8cle, notamment apr\u00e8s l\u2019occupation du Caucase du Sud par la Russie. Le transfert massif des Arm\u00e9niens de Perse, de Turquie et d\u2019Azerba\u00efdjan du Sud dans le Caucase du Sud, y compris le Karabagh, au cours des guerres russo-iraniennes, en 1804-1813 et 1826-1828, et russo-turques en 1828-1829, m\u00eame apr\u00e8s, les a rendus plus nombreux dans cette r\u00e9gion.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019historien et ethnographe N. N. Chavrov indique clairement l\u2019occupation du Caucase par la Russie tsariste et, \u00e0 cet \u00e9gard, il parlait du transfert pour la premi\u00e8re fois des autres nationalit\u00e9s sur ce territoire: \u00abNous avons commenc\u00e9 notre \u0153uvre de colonisation, non par l\u2019installation de Russes en Transcaucasie, mais par celle d\u2019\u00e9trangers. Nous les avons install\u00e9s sur les meilleures terres des gouvernements de Tiflis et Elizavetpol (Gandja). De diff\u00e9rents privil\u00e8ges leur ont \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9s\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Selon l\u2019historien N. N. Chavrov, entre 1828-1830, pr\u00e8s de 200.000 Arm\u00e9niens ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s dans la partie montagneuse du Karabagh. Il d\u00e9crit : \u00abA la fin de la guerre de 1826-1828 et pendant deux ans, de 1828 \u00e0 1830, nous avons transf\u00e9r\u00e9 en Transcaucasie plus de 40.000 Arm\u00e9niens de Perse et de plus de 84.000 Arm\u00e9niens de Turquie ; nous les avons install\u00e9 sur les meilleures terres dans les gouvernements d\u2019Elizavetpol et d\u2019Ir\u00e9van, les districts de Tiflis, Bortchali, Akhaltsikh, Akhalkalakhi. Plus de 200.000 dessiatines de terre appartenant \u00e0 l\u2019Etat ont \u00e9t\u00e9 allou\u00e9es \u00e0 leur installation et plus de 2.000.000 roubles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9bours\u00e9s pour acqu\u00e9rir des terres priv\u00e9es de musulmans. La partie montagneuse du gouvernement d\u2019Elizavetpol (le Haut-Karabagh actuel) et les rives du lac G\u00f6ytcha (aujourd\u2019hui le lac Sevan) sont peupl\u00e9es de ces Arm\u00e9niens. Il ne faut pas perdre de vue qu\u2019outre les 124.000 Arm\u00e9niens officiellement transf\u00e9r\u00e9s, il y a eu une immigration non officielle, de sorte que le nombre d\u2019immigrants d\u00e9passe de loin les 200.000 personnes\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce fait montre que les Arm\u00e9niens transf\u00e9r\u00e9s ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s surtout sur les terres o\u00f9 ils \u00e9taient absents et peu nombreux. Il devient \u00e9vident que les Arm\u00e9niens ont \u00e9t\u00e9 beaucoup moins nombreux dans les gouvernements azerba\u00efdjanais de Gandja et d\u2019Ir\u00e9van jusqu\u2019au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, notamment avant le trait\u00e9 de Turkmentcha\u00ef. Ainsi, durant les deux ann\u00e9es post\u00e9rieures au trait\u00e9 de Turkmentcha\u00ef, les Arm\u00e9niens ont r\u00e9ussi, sous le protectorat de la Russie tsariste, \u00e0 s\u2019installer dans les diff\u00e9rentes localit\u00e9s azerba\u00efdjanaises. Cette protection de la Russie tsariste envers les Arm\u00e9niens s\u2019est fait sentir aussi dans les ann\u00e9es suivantes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le transfert des Arm\u00e9niens dans le Caucase du Sud s\u2019est poursuivi \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle et au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle. Pendant seulement 13 ans, de 1896 \u00e0 1908, 400.000 Arm\u00e9niens ont \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9s en Transcaucasie. \u00abEn 1896, dans son rapport sur les Arm\u00e9niens vivant en Transcaucasie, l\u2019adjudant-g\u00e9n\u00e9ral Cheremetiev a \u00e9crit qu\u2019ils constituaient 900.000 personnes. Mais en 1908, leur nombre a atteint 1.300.000 personnes, c\u2019est-\u00e0-dire que les Arm\u00e9niens se sont accrus de plus de 400.000 pendant cette p\u00e9riode. Aujourd\u2019hui, sur 1.300.000 Arm\u00e9niens vivant en Transcaucasie, 1.000.000 ne sont pas des habitants autochtones de la r\u00e9gion et y ont \u00e9t\u00e9 install\u00e9s par nous\u00bb, selon le t\u00e9moignage apport\u00e9 par l\u2019historien russe N. N. Chavrov.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En g\u00e9n\u00e9ral, le transfert des Arm\u00e9niens dans la partie montagneuse du Karabagh a eu une s\u00e9rieuse influence sur la situation d\u00e9mographique de la r\u00e9gion. Selon les r\u00e9sultats du recensement de la population, en 1897, le Karabagh a compt\u00e9 54.841 familles, dont 29.350 azerba\u00efdjanaises et 18.616 arm\u00e9niennes. Tandis qu\u2019en 1917, le nombre des Arm\u00e9niens a constitu\u00e9 46 pour cent, s\u2019\u00e9tant accru gr\u00e2ce aux immigrants, et celui des Azerba\u00efdjanais 51 pour cent de la population.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La collection annuelle \u00abKavkazski kalendar\u00bb de 1917 a publi\u00e9 que 199.000 (58,3 pour cent) Azerba\u00efdjanais et 142.000 Arm\u00e9niens (41,7 pour cent) vivaient au Karabagh. Comme on le voit, malgr\u00e9 le transfert artificiel par \u00e9tapes des Arm\u00e9niens au Karabagh, gr\u00e2ce \u00e0 la protection de la Russie tsariste, les Azerba\u00efdjanais ont \u00e9t\u00e9 non seulement des habitants autochtones de ces terres, mais \u00e9galement ils ont constitu\u00e9 la majorit\u00e9 de la population \u00e0 toutes les \u00e9poques. Les donn\u00e9es statistiques refl\u00e9t\u00e9es dans les chroniques de la collection \u00abKavkazski kalendar\u00bb prouvent qu\u2019auparavant les Azerba\u00efdjanais ont \u00e9t\u00e9 beaucoup plus nombreux que les Arm\u00e9niens m\u00eame sur le territoire actuel de l\u2019Arm\u00e9nie. Par exemple, en 1886, le district de Zangu\u00e9zour du gouvernement de Gandja (Elizavetpol) a compt\u00e9 326 villages, dont 154 azerba\u00efdjanais (45,7 pour cent), 91 kurdes (27,8 pour cent) et seules 81 arm\u00e9niens (24,8 pour cent).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1889, la population azerba\u00efdjanaise du district de Zangu\u00e9zour a d\u00e9pass\u00e9 de 1.500 personnes celle arm\u00e9nienne. Pourtant, en 1897, Zangu\u00e9zour a compt\u00e9 142.000 habitants, dont 71.200 (50,1 pour cent) ont \u00e9t\u00e9 azerba\u00efdjanais et 63.600 (44,8 pour cent) arm\u00e9niens. Dans le recueil statistique publi\u00e9 par la Direction centrale de la Statistique de l\u2019Arm\u00e9nie en 1962, il est not\u00e9 qu\u2019en 1831, la ville d\u2019Ir\u00e9van a eu 18.766 habitants, dont 15.992 ont \u00e9t\u00e9 azerba\u00efdjanais, tandis qu\u2019en 1866 elle en a compt\u00e9 27.246, dont 23.627 azerba\u00efdjanais (soit 85,2 pour cent de la population).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans son livre intitul\u00e9 \u00abLa population de l\u2019Arm\u00e9nie sovi\u00e9tique 1831-1931\u00bb, publi\u00e9 \u00e0 Ir\u00e9van en 1932, Z. Korkodian note que dans les districts d\u2019Ir\u00e9van, Etchmiadzin, Yeni Beyazit, Alexandropol du gouvernement d\u2019Ir\u00e9van, dans ceux de Zangu\u00e9zour et Gazakh-Dilijan du gouvernement d\u2019Elizavetpol (Gandja), dans celui de Lori-Pambak (le Bortchali) du gouvernement de Tiflis, 2.000 localit\u00e9s sur 2.310 ont appartenu aux Azerba\u00efdjanais. 7.000 personnes sur 10.000 habitants vivant \u00e0 Ir\u00e9van, de m\u00eame que toutes les 40 personnes qui gouvernaient le khanat \u00e9taient des Azerba\u00efdjanais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les districts du gouvernement d\u2019Ir\u00e9van, faisant partie de l\u2019Azerba\u00efdjan jusqu\u2019\u00e0 1920, notamment dans celui d\u2019Ir\u00e9van, la population azerba\u00efdjanaise avait constitu\u00e9 la majorit\u00e9. Par exemple, la population totale du district avait compt\u00e9 99.000 habitants, dont 62.600 (66 pour cent) Azerba\u00efdjanais et 36.400 (34 pour cent) Arm\u00e9niens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cependant, les Azerba\u00efdjanais avaient constitu\u00e9 le tiers de la population totale dans les districts d\u2019Etchmiadzin, Yeni Beyazit et Surmeli du gouvernement d\u2019Ir\u00e9van. D\u2019apr\u00e8s les statistiques pour le 1er janvier 1916, la composition ethnique de la population de ces pays aussi \u00e9tait majoritairement azerba\u00efdjanaise. Les Azerba\u00efdjanais avaient constitu\u00e9 74.200 personnes, soit 48 pour cent, dans le district d\u2019Ir\u00e9van, 119.500 personnes, soit 53,3 pour cent, dans celui de Zangu\u00e9zour, 50.700 personnes dans celui de Yeni Beyazit et 45.000 personnes dans celui de Surmeli. Ces chiffres prouvent d\u2019une mani\u00e8re claire qu\u2019au d\u00e9but des XIXe et XXe si\u00e8cles, les Azerba\u00efdjanais, population autochtone, avaient constitu\u00e9 la majorit\u00e9 de la population dans le territoire de l\u2019actuelle Arm\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les nationalistes arm\u00e9niens ont cr\u00e9\u00e9, \u00e0 la fin du XIXe si\u00e8cle, les partis \u00ab Armenakan \u00bb \u00e0 Marseille en 1885, \u00ab Hentchak \u00bb \u00e0 Gen\u00e8ve en 1887 et \u00ab Dachnaksutioun \u00bb \u00e0 Tiflis en 1890. Par la suite, les ambitions des Arm\u00e9niens de cr\u00e9er la \u00ab Grande Arm\u00e9nie \u00bb sont entr\u00e9es dans une nouvelle phase.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>La politique d\u2019\u00e9puration ethnique et g\u00e9nocidaire des Arm\u00e9niens contre les Azerba\u00efdjanais \u00a0au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le processus de transfert, partie int\u00e9grante de la politique de colonisation de la Russie tsariste, a \u00e9t\u00e9 poursuivi tout au long du XIXe si\u00e8cle et a eu de l\u2019influence sur la situation d\u00e9mographique de la r\u00e9gion. L\u2019immigration artificielle des Arm\u00e9niens dans cette r\u00e9gion a caus\u00e9, depuis le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, des revendications territoriales et une politique d\u2019agression contre l\u2019Azerba\u00efdjan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, les nationalistes arm\u00e9niens ont lanc\u00e9 la mise en \u0153uvre de leur politique d\u2019\u00e9puration ethnique et g\u00e9nocidaire par l\u2019expulsion planifi\u00e9e des Azerba\u00efdjanais de leurs terres historiques, en \u00e9largissant leurs activit\u00e9s pour r\u00e9aliser leur id\u00e9e de la \u00abGrande Arm\u00e9nie\u00bb, mise en avant dans le programme du parti Dachnaktsoutioun. Ainsi, en 1905-1906, les Arm\u00e9niens ont commis des massacres contre les Azerba\u00efdjanais \u00e0 Bakou, \u00e0 Gandja, au Karabagh, \u00e0 Ir\u00e9van, au Nakhtchivan, \u00e0 Ordoubad, \u00e0 Ch\u00e9rour-Dereleyez, \u00e0 Tiflis, au Zangu\u00e9zour, \u00e0 Gazakh et dans d\u2019autres localit\u00e9s o\u00f9 la population civile a \u00e9t\u00e9 brutalement assassin\u00e9e, des villes et des villages incendi\u00e9s et d\u00e9truits. Les troupes arm\u00e9niennes ont d\u00e9vast\u00e9 plus de 200 localit\u00e9s peupl\u00e9es d\u2019Azerba\u00efdjanais, dans les districts de Choucha, Zangu\u00e9zour et Djabra\u00efl, dans les gouvernements d\u2019Ir\u00e9van et Gandja, des milliers de nos compatriotes sont devenus des r\u00e9fugi\u00e9s et des d\u00e9plac\u00e9s. Les Arm\u00e9niens ont men\u00e9 un nettoyage ethnique en exterminant sans distinction plus de 200.000 Azerba\u00efdjanais (dont les enfants, les femmes et les personnes \u00e2g\u00e9es) pour construire dans ces territoires \u00ab l\u2019Etat d\u2019Arm\u00e9nie \u00bb, promis par la Russie tsariste. Ainsi, les Arm\u00e9niens, toujours prot\u00e9g\u00e9s par le tsarisme, ont poursuivi m\u00eame pendant la Premi\u00e8re Guerre mondiale les massacres contre le peuple azerba\u00efdjanais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Par la suite des \u00e9v\u00e9nements de f\u00e9vrier et d\u2019octobre survenus en 1917 en Russie, le parti Dachnaktsoutioun et le Congr\u00e8s national arm\u00e9nien ont \u00e9largi encore plus leurs activit\u00e9s. Dans le m\u00eame temps, S. Chaoumian, nomm\u00e9 par V. L\u00e9nine commissaire extraordinaire par int\u00e9rim pour le Caucase, en d\u00e9cembre 1917, est devenu organisateur et dirigeant des massacres des Azerba\u00efdjanais. Pendant la p\u00e9riode allant du d\u00e9but 1917 au mars 1918, les troupes arm\u00e9niennes ont d\u00e9truit 197 villages dans le gouvernement d\u2019Ir\u00e9van, 109 villages dans le district de Zangu\u00e9zour, 157 villages au Karabagh, ont incendi\u00e9 et d\u00e9vast\u00e9 60 localit\u00e9s dans les autres r\u00e9gions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le nombre des troupes arm\u00e9niennes, sous le commandement direct de Chaoumian, \u00e9tait de pr\u00e8s de 20.000 au d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1918. Chaoumian, prot\u00e9g\u00e9 aussi bien par les Bolch\u00e9viques que L\u00e9nine, est devenu le chef de la Commune de Bakou. Le 30 mars de la m\u00eame ann\u00e9e, les troupes de Bolch\u00e9viques arm\u00e9niens ont bombard\u00e9 Bakou en tirant des salves d\u2019artillerie depuis des navires. Par la suite, les dachnaks arm\u00e9s se sont mis \u00e0 attaquer les maisons des Azerba\u00efdjanais et ont commis des meurtres impitoyables. Les massacres ont eu un caract\u00e8re massif le 31 mars et pendant les premiers jours du mois d\u2019avril. Des milliers d\u2019Azerba\u00efdjanais innocents n\u2019ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s qu\u2019en raison de leur appartenance nationale. Ces joursl\u00e0, les troupes de Bolch\u00e9viques arm\u00e9niens ont extermin\u00e9 12.000 Azerba\u00efdjanais innocents. Pendant ces \u00e9v\u00e9nements sanglants, les gens ont \u00e9t\u00e9 br\u00fbl\u00e9s vifs, ainsi que tu\u00e9s apr\u00e8s avoir subi de nombreuses tortures et avec une atrocit\u00e9 sp\u00e9ciale dans leurs foyers.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pendant les cinq premiers mois de l\u2019ann\u00e9e 1918, \u00e0 la suite de l\u2019attaque arm\u00e9e des Arm\u00e9niens dans le district de Gouba, plus de 16.000 personnes ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9es avec cruaut\u00e9, 167 villages ont \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9s, dont 35 n\u2019existent pas de nos jours. Les faits d\u00e9couverts en mati\u00e8re de massacre massif des Azerba\u00efdjanais par les groupes de dachnaks arm\u00e9niens dans le district de Gouba ont \u00e9t\u00e9 prouv\u00e9s une fois de plus pendant les derniers temps. Ainsi, la d\u00e9couverte des fosses communes dans la ville de Gouba, en 2007, constituent un fait confirmant le vandalisme arm\u00e9nien. Pendant l\u2019\u00e9tude des fosses communes, il s\u2019est r\u00e9v\u00e9l\u00e9 que des gens avaient \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s avec cruaut\u00e9 au cours de l\u2019attaque des troupes arm\u00e9es arm\u00e9niennes \u00e0 Gouba en 1918 et que ces fosses appartenaient aux habitants autochtones collectivement enterr\u00e9s. Il est \u00e0 noter aussi que les troupes arm\u00e9es arm\u00e9niennes, en collaboration avec les dirigeants d\u2019Hamazasp, ont commis des massacres non seulement contre la population musulmane, mais aussi contre les Juifs \u00e0 Gouba. Selon les r\u00e9sultats des \u00e9tudes men\u00e9es, il est devenu \u00e9vident qu\u2019environ 3.000 Juifs ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s par les Arm\u00e9niens \u00e0 Gouba en 1918-1919.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En plus, des centaines de localit\u00e9s azerba\u00efdjanaises, dont 150 villages au Karabagh, ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites et incendi\u00e9es, de m\u00eame que des massacres impitoyables ont \u00e9t\u00e9 perp\u00e9tr\u00e9s contre les Azerba\u00efdjanais \u00e0 Choucha. En mars-avril 1918, pr\u00e8s de 50.000 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es avec cruaut\u00e9 par les dachnaks arm\u00e9niens \u00e0 Bakou et dans les autres r\u00e9gions azerba\u00efdjanaises. Plus de 10.000 personnes ont \u00e9t\u00e9 massacr\u00e9es dans le district de Zangu\u00e9zour, 10.270 personnes dans celui de Chamakhy (Chamakhi), au total 18.270 personnes avec la ville.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans les ann\u00e9es 1918-1920, sur 575.000 Azerba\u00efdjanais qui vivaient dans le territoire de l\u2019Arm\u00e9nie actuelle, 565.000 ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s et expuls\u00e9s de leurs terres natales. Ce chiffre est mentionn\u00e9 dans le livre intitul\u00e9 \u00ab La population de l\u2019Arm\u00e9nie sovi\u00e9tique 1831-1931 \u00bb de Z. Korkodian, qui confirme que \u00ab les dachnaks ont laiss\u00e9 une population turque (azerba\u00efdjanaise) comptant seulement un peu plus de 10.000 personnes au gouvernement sovi\u00e9tique en 1920. A la suite du retour des 60.000 r\u00e9fugi\u00e9s en 1922, les Azerba\u00efdjanais y ont constitu\u00e9 72.596 personnes, tandis qu\u2019en 1931 la population azerba\u00efdjanaise y a compt\u00e9 105.838 personnes \u00bb. Pendant les deux derniers mois de l\u2019ann\u00e9e 1919, 96 villages ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits dans les districts d\u2019Etchmiadzin et Surmeli du gouvernement d\u2019Ir\u00e9van, alors que tous les villages du district d\u2019Ir\u00e9van ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9s, 132.000 Azerba\u00efdjanais massacr\u00e9s dans le gouvernement d\u2019Ir\u00e9van.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En g\u00e9n\u00e9ral, la poursuite des massacres perp\u00e9tr\u00e9s par les Arm\u00e9niens dans les ann\u00e9es 1918-1920 \u00e0 Bakou, Gouba, Chamakhy, Kurdemir, Lenkoran, ainsi qu\u2019\u00e0 Choucha, dans le gouvernement d\u2019Ir\u00e9van, au Zangu\u00e9zour, au Nakhtchivan, \u00e0 Cherour, Ordoubad, Kars et dans les autres r\u00e9gions a caus\u00e9 l\u2019extermination par les moyens les plus cruels des centaines de milliers d\u2019Azerba\u00efdjanais et l\u2019expulsion de plus d\u2019un million de personnes de leurs terres natales. En commettant ces sauvageries dans les terres historiques azerba\u00efdjanaises, les Arm\u00e9niens ont br\u00fbl\u00e9 des \u00e9coles et des mosqu\u00e9es, ont d\u00e9truit des \u00e9l\u00e9ments culturels mat\u00e9riels.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La Commission extraordinaire d\u2019enqu\u00eate, mise en place \u00e0 la suite de la fondation de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique d\u2019Azerba\u00efdjan, le 28 mai 1918, s\u2019est mise \u00e0 enqu\u00eater sur les crimes perp\u00e9tr\u00e9s par les Arm\u00e9niens. Avec un d\u00e9cret du gouvernement, le 31 mars a \u00e9t\u00e9 c\u00e9l\u00e9br\u00e9 chaque ann\u00e9e comme Journ\u00e9e de deuil (c\u00e9l\u00e9br\u00e9 comme Journ\u00e9e de deuil national le 31 mars 1919 et 1920). Cependant, la chute de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique d\u2019Azerba\u00efdjan a emp\u00each\u00e9 d\u2019achever cette affaire. Lors de la fondation de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique d\u2019Azerba\u00efdjan, la situation g\u00e9opolitique existant dans la r\u00e9gion a conduit \u00e0 l\u2019octroi de la ville d\u2019Ir\u00e9van aux Arm\u00e9niens en tant que centre politique. Ainsi, en 1918, sur le territoire de l\u2019ancien khanat d\u2019Ir\u00e9van, les terres azerba\u00efdjanaises, a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e la R\u00e9publique d\u2019Arm\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019accroissement artificiel des Arm\u00e9niens dans la partie montagneuse du Karabagh, suite au processus de transfert faisant partie de la politique de colonisation de la Russie tsariste et poursuivie tout au long du XIXe si\u00e8cle, a caus\u00e9 depuis le d\u00e9but du XXe si\u00e8cle l\u2019apparition de leurs ambitions territoriales et de leur politique d\u2019agression contre l\u2019Azerba\u00efdjan. La plus grande ambition des Arm\u00e9niens \u00e9tait de s\u2019emparer du Karabagh et du Zangu\u00e9zour. En vue de r\u00e9aliser ses plans d\u2019occupation, le gouvernement de l\u2019Arm\u00e9nie y a envoy\u00e9 des troupes arm\u00e9es. Donc, les troupes arm\u00e9niennes aspirant \u00e0 s\u2019emparer des terres du Karabagh ont d\u00e9vast\u00e9 des centaines de localit\u00e9s, ont an\u00e9anti avec cruaut\u00e9 des milliers de civils parmi la population azerba\u00efdjanaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En janvier 1919, le gouvernement dachnak arm\u00e9nien a mis en avant une revendication territoriale concernant le Karabagh contre l\u2019Azerba\u00efdjan. Aussi une premi\u00e8re tentative officielle a-t-elle \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9e pour rattacher la partie montagneuse du Karabagh \u00e0 l\u2019Arm\u00e9nie. Le gouvernement azerba\u00efdjanais a maintes fois propos\u00e9 de r\u00e9gler le probl\u00e8me par des moyens pacifiques, mais la position prise par les dachnaks a emp\u00each\u00e9 la r\u00e9alisation de ces propositions.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La R\u00e9publique d\u00e9mocratique d\u2019Azerba\u00efdjan qui consid\u00e9rait le maintien de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale et l\u2019assurance de la s\u00e9curit\u00e9 de ses citoyens comme son objectif prioritaire a fermement rejet\u00e9 les revendications territoriales de la R\u00e9publique d\u2019Arm\u00e9nie. Le parlement azerba\u00efdjanais, ayant d\u00e9lib\u00e9r\u00e9 sur la question du \u00ab Karabagh \u00bb, s\u2019est mis \u00e0 r\u00e9aliser des mesures pratiques pour pr\u00e9venir le mouvement s\u00e9paratiste. A cette fin, le gouvernement azerba\u00efdjanais a d\u00e9tach\u00e9, le 15 janvier 1919, les districts de Choucha, Djabra\u00efl, Djavanchir et Zangu\u00e9zour du gouvernement de Gandja et en a fond\u00e9 le gouvernement g\u00e9n\u00e9ral du Karabagh, dont le centre a \u00e9t\u00e9 Choucha et le gouverneur g\u00e9n\u00e9ral Khosrov bey Soultanov. Ce dernier a \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 par le gouvernement azerba\u00efdjanais d\u2019y \u00e9tablir l\u2019ordre et de former les autorit\u00e9s locales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Gr\u00e2ce aux efforts intensifs d\u00e9ploy\u00e9s par le gouvernement azerba\u00efdjanais, avec la m\u00e9diation des repr\u00e9sentants des Etats-Unis d\u2019Am\u00e9rique, un contrat a \u00e9t\u00e9 conclu le 23 novembre 1919, \u00e0 Tiflis, entre les r\u00e9publiques d\u2019Azerba\u00efdjan et d\u2019Arm\u00e9nie. Conform\u00e9ment au contrat conclu, les affrontements devaient \u00eatre arr\u00eat\u00e9s, les questions litigieuses, dont les questions frontali\u00e8res, devaient \u00eatre r\u00e9gl\u00e9es par voie de n\u00e9gociation. Pourtant, la partie arm\u00e9nienne a brutalement viol\u00e9 cet accord et commis des massacres terribles contre les Azerba\u00efdjanais en envoyant ses troupes sur les terres azerba\u00efdjanaises. Mais, \u00e0 cette \u00e9poque o\u00f9 la R\u00e9publique d\u00e9mocratique d\u2019Azerba\u00efdjan existait, les tentatives de l\u2019Arm\u00e9nie de s\u2019emparer du Karabagh par des moyens diplomatiques et militaires ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9solument emp\u00each\u00e9es. Mais, ces ambitions territoriales des dachnaks qui ont \u00e9galement jou\u00e9 un r\u00f4le important dans la chute de la R\u00e9publique d\u00e9mocratique ont r\u00e9apparu apr\u00e8s la sovi\u00e9tisation de l\u2019Azerba\u00efdjan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Profitant de la sovi\u00e9tisation du Caucase pour la r\u00e9alisation de leurs propres objectifs, les Arm\u00e9niens ont r\u00e9ussi, en 1920, \u00e0 faire entrer le Zangu\u00e9zour et certaines terres azerba\u00efdjanaises au sein de la R\u00e9publique sovi\u00e9tique socialiste d\u2019Arm\u00e9nie. Ainsi, le Nakhtchivan s\u2019est vu coup\u00e9 de l\u2019ensemble de l\u2019Azerba\u00efdjan, ses communications terrestres \u00e9tant interrompues avec le reste du pays. En plus, dans les ann\u00e9es suivantes, les Arm\u00e9niens ont \u00e9largi encore plus la politique de d\u00e9portation de la population azerba\u00efdjanaise dans le Zangu\u00e9zour et d\u2019autres r\u00e9gions, o\u00f9 les Azerba\u00efdjanais vivaient depuis les temps les plus anciens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme suite \u00e0 cette politique, la date du 7 juillet 1923 a \u00e9t\u00e9 marqu\u00e9e par l\u2019attribution du statut de province autonome aux Arm\u00e9niens transf\u00e9r\u00e9s au XIXe si\u00e8cle dans la partie montagneuse du Karabagh de l\u2019Azerba\u00efdjan. Cette d\u00e9cision s\u2019est r\u00e9alis\u00e9e sous les auspices et avec la participation de la Russie sovi\u00e9tique. N\u00e9anmoins, les autres r\u00e9publiques de l\u2019ancienne URSS comptaient plus d\u2019Arm\u00e9niens que le Karabagh. De plus, bien que les Azerba\u00efdjanais vivant depuis les temps les plus recul\u00e9s en Arm\u00e9nie aient \u00e9t\u00e9 quelques fois plus nombreux que les Arm\u00e9niens du Karabagh, l\u2019Azerba\u00efdjan n\u2019avait jamais revendiqu\u00e9 \u00e0 l\u2019Arm\u00e9nie la fondation d\u2019une entit\u00e9 \u00e9tatique pour eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En outre, lors de la fondation de la Province autonome du Haut-Karabagh (PAHK), la division administrative territoriale pr\u00e9c\u00e9dant l\u2019ann\u00e9e 1923 a \u00e9t\u00e9 viol\u00e9e et, selon la d\u00e9cision prise, les territoires des districts de Djavanchir, Goubadly et Choucha ont \u00e9t\u00e9 divis\u00e9s pour reformer la PAHK. D\u2019apr\u00e8s la \u00ab r\u00e8glementation \u00bb, Choucha, Khankendi et 115 villages du district de Choucha, 52 villages du district de Djavanchir, 30 villages du district de Garyaguine et Galaderessi du district de Goubadly ont \u00e9t\u00e9 rattach\u00e9s \u00e0 la PAHK.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En cons\u00e9quence, le Karabagh, partie int\u00e9grante de l\u2019Azerba\u00efdjan, a \u00e9t\u00e9 divis\u00e9 en deux parties, celles d\u2019Aran et de montagne, et le gouvernement azerba\u00efdjanais a \u00e9t\u00e9 contraint d\u2019accorder le statut d\u2019autonomie aux Arm\u00e9niens install\u00e9s plus tard dans la partie montagneuse du Karabagh. Dans le m\u00eame temps, ce statut d\u2019autonomie s\u2019est r\u00e9alis\u00e9 sans prendre en consid\u00e9ration l\u2019opinion des Azerba\u00efdjanais vivant depuis les temps les plus anciens dans le Haut-Karabagh et au d\u00e9triment de leurs droits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c7a n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 seulement la violation de la division territoriale administrative de l\u2019Azerba\u00efdjan, mais aussi cela a \u00e9t\u00e9 un moyen pour les prochaines revendications territoriales des Arm\u00e9niens contre l\u2019Azerba\u00efdjan, d\u2019o\u00f9 est apparu le terme le Haut-Karabagh. Bien que le d\u00e9cret adopt\u00e9 en mati\u00e8re d\u2019\u00e9tablissement de l\u2019autonomie ait mentionn\u00e9 que Khankendi \u00e9tait le chef-lieu de la province, un peu plus tard, le 18 septembre 1923, conform\u00e9ment \u00e0 la d\u00e9cision du comit\u00e9 de parti de la province du Haut-Karabagh, Khankendi a \u00e9t\u00e9 rebaptis\u00e9 Stepanakert en l\u2019honneur de S. Chaoumian, ce qui a jet\u00e9 les fondements de la modification des appellations toponymiques azerba\u00efdjanaises au Karabagh.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien que la population arm\u00e9nienne, vivant dans la partie montagneuse du Karabagh de l\u2019Azerba\u00efdjan, disposasse d\u2019une autonomie politique, \u00e9conomique, sociale et culturelle sous l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique, l\u2019Arm\u00e9nie a quelques fois mis en avant ses pr\u00e9tentions territoriales, mais elle n\u2019a pas r\u00e9ussi \u00e0 atteindre son intention. En revanche, dans les ann\u00e9es 1948-1953, environ 150.000 Azerba\u00efdjanais ont forc\u00e9ment \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9s dans les districts azerba\u00efdjanais d\u2019Aran, dans le cadre du transfert massif des Azerba\u00efdjanais depuis leurs terres ancestrales, notamment depuis Ir\u00e9van et les districts adjacents, conform\u00e9ment au d\u00e9cret du 23 d\u00e9cembre 1947 du Conseil des ministres de l\u2019URSS sur \u00ab le transfert des kolkhoziens et des autres Azerba\u00efdjanais depuis la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique d\u2019Arm\u00e9nie vers la plaine des fleuves Koura et Araxe de la R\u00e9publique socialiste sovi\u00e9tique d\u2019Azerba\u00efdjan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Les revendications territoriales et l\u2019agression militaire de l\u2019Arm\u00e9nie contre l\u2019Azerba\u00efdjan \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es 80 du XXe si\u00e8cle, les Arm\u00e9niens ont de nouveau mis en avant les revendications territoriales contre l\u2019Azerba\u00efdjan, en profitant de la situation pour r\u00e9aliser leur r\u00eave de la \u00abGrande Arm\u00e9nie\u00bb \u00e0 l\u2019aide de leurs protecteurs \u00e9trangers proches et lointains. Chaque fois, ces revendications territoriales \u00e9taient mises en avant depuis l\u2019ext\u00e9rieur avec la promotion, \u00e0 l\u2019instigation et sous la pression de l\u2019Arm\u00e9nie. Sans aucun doute, ces revendications territoriales des Arm\u00e9niens n\u2019ont pas surgi tout d\u2019un coup, elles avaient \u00e9t\u00e9 pr\u00e9par\u00e9es bien avant attentivement et sur la base d&#8217;un plan global par leurs protecteurs. A l\u2019\u00e9poque sovi\u00e9tique, une campagne de propagande contre l\u2019Azerba\u00efdjan avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment men\u00e9e sous les auspices des autorit\u00e9s centrales, ce qui a abouti \u00e0 la formation d\u2019une opinion publique n\u00e9gative. Les id\u00e9ologues arm\u00e9niens et leurs inspirateurs avaient falsifi\u00e9 effront\u00e9ment les faits sur l\u2019histoire, le d\u00e9veloppement social et \u00e9conomique de l\u2019Azerba\u00efdjan avant de les avoir diffus\u00e9s partout dans l\u2019Union.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lors du d\u00e9but des \u00e9v\u00e9nements de 1988, des gr\u00e8ves r\u00e9guli\u00e8res et des rassemblements massifs \u00e9taient organis\u00e9s, l\u2019activit\u00e9 des entreprises \u00e9tait interrompue \u00e0 Khankendi et Erevan conform\u00e9ment \u00e0 un plan \u00e9labor\u00e9 depuis longtemps pour l\u2019annexion du Haut-Karabagh \u00e0 l\u2019Arm\u00e9nie sous le couvert du retard \u00e9conomique de la r\u00e9gion par des politiciens arm\u00e9niens et leurs protecteurs, qui tentaient, au d\u00e9but, d\u2019aggraver extr\u00eamement la situation et de gagner l\u2019opinion publique. Mais les \u00e9v\u00e9nements ult\u00e9rieurs ont d\u00e9montr\u00e9 que cette fausse th\u00e8se sur le retard socio-\u00e9conomique de la Province autonome du Haut-Karabagh (PAHK), avanc\u00e9e par les politiciens arm\u00e9niens et leurs protecteurs haut plac\u00e9s au pouvoir central, n\u2019\u00e9tait qu\u2019un pr\u00e9texte, tandis que l\u2019objectif prioritaire \u00e9tait la revendication territoriale de l\u2019Arm\u00e9nie contre l\u2019Azerba\u00efdjan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 de l\u2019ann\u00e9e, la situation est devenue si compliqu\u00e9e qu\u2019une agression arm\u00e9e a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e contre la population azerba\u00efdjanaise de la PAHK. Les Arm\u00e9niens ont lanc\u00e9 une offensive massive contre Kerkidjahan et Khodjaly fin ao\u00fbt et d\u00e9but septembre. Le 18 septembre, les Arm\u00e9niens ont expuls\u00e9 environ 15.000 Azerba\u00efdjanais vivant \u00e0 Khankendi, leurs maisons ont \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 1er d\u00e9cembre 1989, le Soviet supr\u00eame de la RSS d\u2019Arm\u00e9nie a pris, en violant gravement la souverainet\u00e9 de l\u2019Azerba\u00efdjan, une d\u00e9cision contradictoire avec la Constitution sur l\u2019annexion de la PAHK \u00e0 la RSS d\u2019Arm\u00e9nie. Toutes les institutions de la PAHK sont pass\u00e9es sous la subordination des minist\u00e8res et organismes comp\u00e9tents de l\u2019Arm\u00e9nie. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019inactivit\u00e9 directe des dirigeants sovi\u00e9tiques, m\u00eame parfois sous leurs auspices, l\u2019\u00e9conomie et les autres domaines de la PAHK ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9tach\u00e9s de l\u2019Azerba\u00efdjan pour \u00eatre rattach\u00e9s \u00e0 l\u2019Arm\u00e9nie. Tous les bureaux r\u00e9gionaux du Parti communiste ont \u00e9t\u00e9 inclus dans celui de l\u2019Arm\u00e9nie. Le drapeau arm\u00e9nien a \u00e9t\u00e9 hiss\u00e9 dans le territoire de la PAHK. Les erreurs tr\u00e8s s\u00e9rieuses et impardonnables, la politique pro-arm\u00e9nienne du pouvoir sovi\u00e9tique ont conduit \u00e0 l\u2019aggravation de la situation fin 1990 et d\u00e9but 1991, l\u2019agression arm\u00e9nienne a pris de l&#8217;envergure dans les r\u00e9gions frontali\u00e8res de la PAHK et de l\u2019Azerba\u00efdjan avec l\u2019Arm\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au cours de ces ann\u00e9es, des centaines d\u2019Azerba\u00efdjanais ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s \u00e0 la suite des attentats terroristes perp\u00e9tr\u00e9s dans les trains Moscou-Bakou, les bus Tbilissi-Bakou, Tbilissi-Aghdam, Aghdam-Choucha, Aghdam-Khodjaly. Des milliers d\u2019Azerba\u00efdjanais ont \u00e9t\u00e9 victimes de la politique d\u2019agression des Arm\u00e9niens soutenus par les milieux dirigeants de l\u2019URSS. Malheureusement, comme les Arm\u00e9niens n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 emp\u00each\u00e9s au d\u00e9but de ces \u00e9v\u00e9nements, la situation s\u2019aggravait de plus en plus. En cons\u00e9quence, \u00e0 l\u2019aide des groupes arm\u00e9s et des \u00e9quipements militaires envoy\u00e9s depuis l\u2019Arm\u00e9nie, les Arm\u00e9niens ont commis des crimes encore plus sanglants contre les Azerba\u00efdjanais dans la r\u00e9gion qui n\u2019\u00e9tait plus contr\u00f4l\u00e9e par le gouvernement azerba\u00efdjanais, ce qui a conduit \u00e0 une guerre \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis 1991, la tension des \u00e9v\u00e9nements dans la partie montagneuse du Karabagh montait progressivement. La situation sociale et politique annon\u00e7ait d\u00e9j\u00e0 l\u2019approche d\u2019une grande catastrophe. La m\u00eame ann\u00e9e, entre juin et d\u00e9cembre, 12 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es et 15 autres bless\u00e9es suite \u00e0 une attaque des forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes contre le village de Garadaghly de Khodjavend et le village de Mechali de la r\u00e9gion d\u2019Asgueran. En ao\u00fbt et septembre 1991, 17 personnes ont perdu la vie et environ 90 Azerba\u00efdjanais ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9s suite aux tirs des groupes arm\u00e9s arm\u00e9niens visant les bus Choucha-Djamilli, Aghdam-Khodjavend et Aghdam Garadaghly. Plus de 30 localit\u00e9s dans la partie montagneuse du Karabagh, dont les villages de Tough, Imaret-Guervend, Syrkhavend, Mechali, Djamilli, Oumoudlou, Garadaghly, Kerkidjahan, etc., qui \u00e9taient strat\u00e9giquement importants, ont \u00e9t\u00e9 incendi\u00e9s, d\u00e9truits et pill\u00e9s par les Arm\u00e9niens fin octobre et en novembre 1991.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En g\u00e9n\u00e9ral, en 1988-1991, depuis le d\u00e9but des \u00e9v\u00e9nements jusqu\u2019\u00e0 l\u2019effondrement de l\u2019URSS, l\u2019Arm\u00e9nie, soutenue par les milieux dirigeants de l\u2019Union, a clairement men\u00e9 une politique d\u2019agression contre l\u2019Azerba\u00efdjan suite \u00e0 laquelle des civils ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s, des villages ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9s, pill\u00e9s et br\u00fbl\u00e9s. L\u2019Etat agresseur, ayant artificiellement instill\u00e9 aux Arm\u00e9niens vivant dans la r\u00e9gion du Haut-Karabagh l\u2019id\u00e9e de l\u2019importance de parvenir \u00e0 se s\u00e9parer de l\u2019Azerba\u00efdjan afin de se rattacher \u00e0 l\u2019Arm\u00e9nie, a expuls\u00e9 50.000 Azerba\u00efdjanais du Haut-Karabagh en commettant un acte g\u00e9nocidaire et d\u2019agression contre eux. Au cours de ces ann\u00e9es, dans le Haut-Karabagh ont \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9s 2.559 affrontements, 315 attaques arm\u00e9es, 1.388 accrochages commis par les Arm\u00e9niens, faisant 514 morts et 1318 bless\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le m\u00eame temps, environ 250.000 Azerba\u00efdjanais r\u00e9sidant dans 185 villages azerba\u00efdjanais en Arm\u00e9nie, ayant subi une agression, ont \u00e9t\u00e9 expuls\u00e9s de leurs foyers. En cons\u00e9quence, 216 Azerba\u00efdjanais ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s brutalement, des milliers de femmes, enfants et personnes \u00e2g\u00e9es ont subi des dommages corporels, les biens des dizaines de milliers de familles ont \u00e9t\u00e9 pill\u00e9s suite \u00e0 une campagne de nettoyage de l\u2019Arm\u00e9nie des Azerba\u00efdjanais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Depuis le d\u00e9but de l\u2019ann\u00e9e 1992, l\u2019arm\u00e9e arm\u00e9nienne a occup\u00e9 l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre les derniers villages peupl\u00e9s d\u2019Azerba\u00efdjanais dans le Haut-Karabagh. Ainsi, le 12 f\u00e9vrier, les villages de Malybeyli et Gouchtchoular de Choucha ont \u00e9t\u00e9 envahis par les forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes. Du 13 au 17 f\u00e9vrier, dans une attaque arm\u00e9e contre le village de Garadaghly du district de Khodjavend, 118 personnes (enfants, femmes et personnes \u00e2g\u00e9es) ont \u00e9t\u00e9 prises en otages, 33 personnes tu\u00e9es par les Arm\u00e9niens, qui ont enterr\u00e9 les morts et les bless\u00e9s dans une m\u00eame fosse m\u00e9ng\u00e8re. 68 personnes prises en otage ont \u00e9t\u00e9 brutalement assassin\u00e9es, tandis que 50 autres ont \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9es de la captivit\u00e9 avec grande difficult\u00e9, dont 18 sont mortes suite \u00e0 leurs blessures incurables. Les actes de cruaut\u00e9 et de vandalisme sur les captifs, la d\u00e9capitation, l\u2019enterrement vivant, l\u2019arrachement forc\u00e9 de leurs dents, la sous-alimentation, l\u2019assassinat sous la torture \u00e9taient le crime le plus grave commis contre l\u2019humanit\u00e9. Quatre membres de chacune des 2 familles ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s, 42 familles ont perdu leur chef de famille, environ 140 enfants sont devenus orphelins dans le village de Garadaghly. En g\u00e9n\u00e9ral, 91 personnes, soit un habitant sur 10 ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s dans ce village dont la population a subi un v\u00e9ritable g\u00e9nocide par les Arm\u00e9niens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la nuit du 25 au 26 f\u00e9vrier 1992, les forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes ont attaqu\u00e9 Khodjaly et ras\u00e9 la ville \u00e0 l\u2019aide de 180 sp\u00e9cialistes militaires et des \u00e9quipements militaires du 366\u00e8me r\u00e9giment motoris\u00e9 de l\u2019arm\u00e9e sovi\u00e9tique install\u00e9 \u00e0 Khankendi. La ville a \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement d\u00e9truite, br\u00fbl\u00e9e et ses habitants assassin\u00e9s avec une cruaut\u00e9 particuli\u00e8re par des v\u00e9hicules militaires lourds. Selon les chiffres officiels, 613 civils dont 63 enfants, 106 femmes et 70 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9s lors de ce g\u00e9nocide. Huit familles ont \u00e9t\u00e9 extermin\u00e9es, 487 personnes gravement bless\u00e9es, dont 76 enfants. En plus, 1275 personnes ont \u00e9t\u00e9 prises en otage, le sort de 150 personnes est toujours inconnu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Des dizaines d\u2019officiers et sous-officiers du 3e bataillon du 366e r\u00e9giment motoris\u00e9 ont particip\u00e9 dans l\u2019attaque \u00e0 Khodjaly. Le 2 mars 1992, le 366e r\u00e9giment motoris\u00e9 de l\u2019Union sovi\u00e9tique a \u00e9t\u00e9 r\u00e9install\u00e9 dans la ville de Vaziani, en G\u00e9orgie, afin de perdre la trace du g\u00e9nocide de Khodjaly, et il a \u00e9t\u00e9 dissous le 10 mars, son personnel et ses engins militaires \u00e9tant distribu\u00e9s \u00e0 d\u2019autres unit\u00e9s militaires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le 8 mai 1992, \u00e0 l\u2019initiative de l\u2019Iran une rencontre tripartite s\u2019est tenue entre les dirigeants d\u2019Azerba\u00efdjan et d\u2019Arm\u00e9nie \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran. Le m\u00eame jour, Choucha a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9. Plus tard, il est devenu claire que le c\u00f4t\u00e9 arm\u00e9nien visait, en fait, un autre but par la conclusion d\u2019un cessez-le-feu le long de la fronti\u00e8re azerba\u00efdjano-arm\u00e9nienne et dans la partie montagneuse du Karabagh. L\u2019Arm\u00e9nie avait besoin de cette rencontre pour cacher son intention \u00e0 la communaut\u00e9 internationale. Sans doute, les dirigeants arm\u00e9niens \u00e9taient au courant de cette attaque pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 l\u2019avance. Car l\u2019occupation de Choucha co\u00efncide avec les n\u00e9gociations des dirigeants arm\u00e9niens \u00e0 T\u00e9h\u00e9ran et l\u2019accord conclu n\u2019est rest\u00e9 en vigueur que pendant un court laps de temps. En outre, comme toujours, \u00e0 la veille de cette offensive, les Arm\u00e9niens avaient diffus\u00e9 partout dans le monde de fausses informations sur les pr\u00e9tendues attaques violentes depuis Choucha sur Khankendi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ainsi, gr\u00e2ce aux \u00e9quipements militaires les plus modernes, les forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes ont occup\u00e9 la r\u00e9gion de Choucha qui comptait 24.000 habitants, avait une superficie de 289 km\u00b2 et \u00e9tait compos\u00e9e d\u2019un chef-lieu et de 30 villages. 195 personnes sont tomb\u00e9es en martyrs, 165 personnes ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es et 58 autres port\u00e9es disparues lors des combats pour Choucha. Cette occupation a confirm\u00e9 une fois de plus que le gouvernement arm\u00e9nien, qui tentait d\u2019annexer la partie montagneuse du Karabagh \u00e0 l\u2019Arm\u00e9nie en violant brutalement la Charte des Nations Unies et les principes de l\u2019OSCE, menait une politique d\u2019agression en contradiction avec les normes du droit international. L\u2019occupation de Choucha a jou\u00e9 un r\u00f4le cl\u00e9 pour la perte des autres territoires azerba\u00efdjanais. Apr\u00e8s avoir envahi la ville de Choucha, ancien centre musical et culturel de l\u2019Azerba\u00efdjan, les forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes ont ferm\u00e9 la route Choucha-Latchine et la ville de Latchine a subi de violents bombardements d&#8217;artillerie directement depuis le territoire de la R\u00e9publique d\u2019Arm\u00e9nie. L\u2019objectif des forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes consistait \u00e0 renforcer leurs positions dans les territoires azerba\u00efdjanais occup\u00e9s et d\u2019ouvrir un couloir pour annexer la partie montagneuse du Karabagh \u00e0 la R\u00e9publique d\u2019Arm\u00e9nie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Peu apr\u00e8s l\u2019occupation de Choucha, les Arm\u00e9niens se sont empar\u00e9s, dans un court laps de temps, le 18 mai, de Latchine, ancienne ville azerba\u00efdjanaise situ\u00e9e entre deux r\u00e9publiques. Ainsi, le district de Latchine, ayant une superficie de 1.835 km\u00b2, comptant 71.000 habitants et compos\u00e9e de 120 villages, a \u00e9t\u00e9 occup\u00e9e par les forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes. Sans aucun doute, la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne de la r\u00e9gion du Haut-Karabagh de la R\u00e9publique d\u2019Azerba\u00efdjan, m\u00eame si elle le voulait, n\u2019\u00e9tait pas capable d\u2019occuper les territoires de l\u2019Azerba\u00efdjan sans aide ext\u00e9rieure. Ainsi, le couloir reliant la r\u00e9gion du Haut-Karabagh de l\u2019Azerba\u00efdjan \u00e0 l\u2019Arm\u00e9nie a \u00e9t\u00e9 pris par la force sous le pr\u00e9texte de r\u00e9aliser l\u2019id\u00e9e \u00ab d\u2019assurer le droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination\u00bb. L\u2019envahissement de Latchine a d\u00e9montr\u00e9 que la guerre a d\u00e9pass\u00e9 les limites du Haut-Karabagh et l\u2019intention agressive de l\u2019Arm\u00e9nie \u00e9tait immense. Une grande quantit\u00e9 d&#8217;armes, de munitions et de personnel ont \u00e9t\u00e9 amen\u00e9s au Haut-Karabagh \u00e0 travers cette route, appel\u00e9e \u00able corridor humanitaire\u00bb par les Arm\u00e9niens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En cons\u00e9quence, les forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes, qui ont r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er un Etat mono-ethnique, ont occup\u00e9, \u00e0 l\u2019aide des Etats qui les prot\u00e9geaient, les districts de Latchine, Kelbedjer, Aghdam, Fuzouli, Djabra\u00efl, Goubadly et Zenguilan, situ\u00e9s hors des fronti\u00e8res du Haut-Karabagh (4,4 mille km\u00b2) et 4 fois plus grand que son territoire. Tous ces territoires ont subi une \u00e9puration ethnique par les Arm\u00e9niens. Donc, ce processus que la communaut\u00e9 arm\u00e9nienne du Haut-Karabagh, objet des revendications territoriales de l&#8217;Arm\u00e9nie, pr\u00e9sentait comme la tentative d\u2019assurer son droit \u00e0 l\u2019autod\u00e9termination, a conduit \u00e0 l\u2019expulsion de plus d\u2019un million d\u2019Azerba\u00efdjanais des territoires occup\u00e9s de l\u2019Azerba\u00efdjan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Plus de 20% du territoire de l\u2019Azerba\u00efdjan sont actuellement sous l\u2019occupation des forces arm\u00e9es arm\u00e9niennes. Environ 900 localit\u00e9s, 22 mus\u00e9es et 4 galeries de peinture, 9 palais et 40.000 objets mus\u00e9aux d\u2019importance historique, 44 temples et 9 mosqu\u00e9es ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9vast\u00e9s, pill\u00e9s et incendi\u00e9s. En plus, 4,6 millions de livres et de manuscrits historiques pr\u00e9cieux abrit\u00e9s dans 927 biblioth\u00e8ques ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le m\u00eame temps, au total 373 attentats terroristes (dans les bus, les trains de passagers et de marchandises, le M\u00e9tropolitain de Bakou, le transport a\u00e9rien, le ferry \u00e0 passagers, les localit\u00e9s, les installations civiles et publiques) ont \u00e9t\u00e9 perp\u00e9tr\u00e9s par l\u2019Arm\u00e9nie, qui menait la politique de terrorisme d\u2019Etat et g\u00e9nocidaire, et le r\u00e9gime s\u00e9paratiste \u00e9tabli dans les territoires occup\u00e9s. Au moins 1.200 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es et 1.705 bless\u00e9es \u00e0 la suite de ces actes terroristes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comme toujours, cette politique que menaient les Arm\u00e9niens avait \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9e de massacres. Car, plus de 20.000 Azerba\u00efdjanais ont perdu la vie, plus de 100.000 personnes ont \u00e9t\u00e9 bless\u00e9es et 50.000 autres sont devenues handicap\u00e9es suite \u00e0 l\u2019agression militaire de l\u2019Arm\u00e9nie en 1988-1993. Durant le conflit, 4.853 personnes ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9es disparues, 1.357 personnes ont \u00e9t\u00e9 sauv\u00e9es, 783 personnes sont toujours en captivit\u00e9 en Arm\u00e9nie. 439 personnes ont \u00e9t\u00e9 tu\u00e9es en captivit\u00e9, selon le Comit\u00e9 international de la Croix-Rouge.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le g\u00e9nocide que les Arm\u00e9niens ont commis \u00e0 Khodjaly \u00e0 la fin du XXe si\u00e8cle est consid\u00e9r\u00e9 comme l\u2019un des crimes les plus graves contre toute l\u2019humanit\u00e9. La trag\u00e9die de Khodjaly est au m\u00eame rang que celles de Khatyn, Hiroshima, Nagasaki, My Lai, Rwanda, Srebrenica et Holocauste. Toutes ces trag\u00e9dies sont entr\u00e9es dans l\u2019histoire des guerres en tant que g\u00e9nocide de la population civile et ont trouv\u00e9 un large \u00e9cho au niveau international.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La v\u00e9ritable essence de ce g\u00e9nocide commis sous les yeux du monde entier n\u2019a \u00e9t\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e qu\u2019apr\u00e8s le retour du leader national Heydar Aliyev au pouvoir politique en 1993. En f\u00e9vrier 1994, le Milli Medjlis de la R\u00e9publique d\u2019Azerba\u00efdjan a \u00e9valu\u00e9 politiquement et juridiquement le g\u00e9nocide de Khodjaly. En plus, en vertu du d\u00e9cret concernant les actes g\u00e9nocidaires commis de temps en temps par les Arm\u00e9niens contre les Azerba\u00efdjanais, sign\u00e9 le 26 mars 1998 par le leader national Heydar Aliyev, le 31 mars a \u00e9t\u00e9 proclam\u00e9 Journ\u00e9e du G\u00e9nocide des Azerba\u00efdjanais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le d\u00e9cret du leader national dat\u00e9 du 18 d\u00e9cembre 1997 \u00abSur la d\u00e9portation massive des Azerba\u00efdjanais de leurs terres historiques et ancestrales dans le territoire de la RSS d\u2019Arm\u00e9nie en 1948-1953\u00bb rev\u00eat une importance particuli\u00e8re en vue d\u2019\u00e9tudier soigneusement la d\u00e9portation des Azerba\u00efdjanais du territoire de la RSS d\u2019Arm\u00e9nie, d\u2019\u00e9valuer juridiquement et politiquement ce crime et de le transmettre \u00e0 la communaut\u00e9 internationale. Ces d\u00e9crets sont importants non seulement pour \u00e9tudier les pages sanglantes de notre histoire, mais aussi pour d\u00e9voiler le chauvinisme et le terrorisme arm\u00e9niens.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En vertu du droit international, le g\u00e9nocide est un acte contre la paix et l\u2019humanit\u00e9 et il est consid\u00e9r\u00e9 comme le crime le plus grave. \u00c0 cet \u00e9gard, l\u2019Assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de l\u2019ONU a adopt\u00e9 la r\u00e9solution \u2116260 (III) en date du 9 d\u00e9cembre 1948 et la base juridique du crime de g\u00e9nocide a \u00e9t\u00e9 d\u00e9finie dans la Convention pour la pr\u00e9vention et la r\u00e9pression du crime de g\u00e9nocide, entr\u00e9e en vigueur depuis 1951. Tous les actes constituant le crime de g\u00e9nocide d\u00e9fini dans cette Convention ont \u00e9t\u00e9 commis contre les Azerba\u00efdjanais durant l\u2019agression de l\u2019Arm\u00e9nie contre l\u2019Azerba\u00efdjan.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019un des faits confirmant le caract\u00e8re durable de cette politique criminelle de l\u2019Arm\u00e9nie est que seulement au XXe si\u00e8cle, les Azerba\u00efdjanais ont subi quatre fois, en 1905-1906, 1918-1920, 1948-1953 et finalement en 1988-1993, des g\u00e9nocides et des nettoyages ethniques perp\u00e9tr\u00e9s par les nationalistes arm\u00e9niens. Cet Etat agresseur poursuit sa politique d\u2019agression sous les yeux de la communaut\u00e9 internationale depuis plus de 20 ans. Par cons\u00e9quent, conform\u00e9ment \u00e0 cette Convention, la R\u00e9publique d\u2019Azerba\u00efdjan a tous les motifs juridiques pour intenter une action en justice contre la R\u00e9publique d\u2019Arm\u00e9nie \u00e0 la Cour internationale de Justice de l\u2019ONU.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L\u2019Arm\u00e9nie ne renonce pas \u00e0 sa politique d\u2019occupation en affichant une position non constructive dans les n\u00e9gociations visant \u00e0 r\u00e9gler le conflit. D\u2019autre part, l\u2019inaction des organisations internationales telles que l\u2019ONU et l\u2019OSCE en mati\u00e8re de mise en \u0153uvre de leurs d\u00e9cisions et r\u00e9solutions emp\u00eache de parvenir \u00e0 un avancement dans le processus de n\u00e9gociations. En outre, au cours de la p\u00e9riode \u00e9coul\u00e9e, le groupe de Minsk mis en place au sein de l\u2019OSCE et les pays copr\u00e9sidant ce groupe n\u2019ont pas port\u00e9 de responsabilit\u00e9 et n\u2019ont eu aucune volont\u00e9 de faire pression sur l\u2019agresseur pour le r\u00e8glement \u00e9quitable du conflit en faisant deux poids deux mesures. De plus, l&#8217;absence de toute mesure pratique contre l\u2019Arm\u00e9nie, pays agresseur, a port\u00e9 atteinte \u00e0 la r\u00e9putation de l\u2019OSCE et a ruin\u00e9 les espoirs plac\u00e9s dans le groupe de Minsk.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 tout, l\u2019Etat d\u2019Azerba\u00efdjan respecte les propositions de paix des organisations internationales, notamment de l\u2019OSCE qui s\u2019engage \u00e0 r\u00e9gler pacifiquement le conflit, et participe r\u00e9guli\u00e8rement et pratiquement dans son activit\u00e9. Cela prouve que l\u2019Azerba\u00efdjan pr\u00e9f\u00e8re avant tout le r\u00e8glement pacifique dans les n\u00e9gociations visant la r\u00e9solution du conflit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La position de l&#8217;Azerba\u00efdjan dans le r\u00e8glement du conflit est claire. C\u2019est-\u00e0-dire, le probl\u00e8me doit \u00eatre r\u00e9solu dans le cadre de l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale de l\u2019Azerba\u00efdjan et de ses fronti\u00e8res internationalement reconnues. Cette position se base sur les normes et principes du droit international, la Charte de l\u2019ONU, l\u2019Acte final d\u2019Helsinki et de nombreux documents internationaux. Dans le m\u00eame temps, les documents que toutes les organisations internationales ont adopt\u00e9s pour le r\u00e8glement pacifique du conflit signifient le renforcement davantage de la position de l\u2019Azerba\u00efdjan et l\u2019approbation de la r\u00e9solution de cette question sur les principes du droit international. De ce point de vue, les quatre r\u00e9solutions adopt\u00e9es (822, 853, 874 et 884) par le Conseil de s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019ONU, les d\u00e9cisions de l\u2019OSCE, du Conseil de l\u2019Europe et de l\u2019Organisation de la coop\u00e9ration islamique sont tr\u00e8s importantes et constituent un cadre juridique pour la protection de la position \u00e9quitable de l\u2019Azerba\u00efdjan au niveau international. Les d\u00e9cisions adopt\u00e9es lors des r\u00e9cents sommets du Parlement europ\u00e9en et de l\u2019OTAN soutiennent sans \u00e9quivoque l\u2019int\u00e9grit\u00e9 territoriale de l\u2019Azerba\u00efdjan et revendiquent la fin de l\u2019occupation.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Donc, les pays puissants doivent emp\u00eacher l\u2019agresseur qui est dangereux pour les relations internationales contemporaines, prendre des mesures d\u00e9cisives et pratiques conform\u00e9ment au VIIe chapitre de la Charte de l\u2019ONU et soumettre l\u2019Arm\u00e9nie \u00e0 la volont\u00e9 de la communaut\u00e9 internationale.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Ali Hassanov Professeur, Docteur en sciences politiques,\u00a0 Adjoint du Pr\u00e9sident de la R\u00e9publique d\u2019Azerba\u00efdjan pour les Affaires publiques et politiques Le transfert des Arm\u00e9niens sur les terres azerba\u00efdjanaises<\/p>\n","protected":false},"author":12,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1302],"tags":[],"class_list":["post-39580","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-slideranons-fr"],"fimg_url":false,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/39580","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/12"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=39580"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/39580\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=39580"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=39580"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/1905.az\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=39580"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}